En Belgique, 641 femmes ont été diagnostiquées avec un cancer du col de l’utérus invasif en 2022 (1) et 231 femmes sont décédées en raison d’un cancer du col de l’utérus (2). Le cancer du col de l’utérus est principalement dû à une infection par le papillomavirus humain (HPV) qui se transmet essentiellement lors de rapports sexuels. Il existe plus de 150 types de HPV dont une douzaine sont susceptibles d’être à l’origine d’un cancer du col de l’utérus et sont donc appelés HPV à haut risque. Les types de HPV à haut risque (HPV-HR) peuvent être détectés par un test de dépistage HPV à ADN ou à ARN. Le dépistage du cancer du col de l’utérus était menée, en Belgique, jusqu’à fin 2024 par la réalisation d’un examen cytologique tous les trois ans par frottis du col de l’utérus. Le test de dépistage HPV était remboursé uniquement en cas de résultat cytologique anormal.
En décembre 2022, la Conférence interministérielle Santé publique a décidé (conformément aux décisions antérieures de la CIM au cours de la législature précédente) de passer de l’examen cytologique au dépistage primaire du HPV pour le cancer du col de l’utérus (à partir de l’âge de 30 ans) (3). Cette décision se fonde sur des preuves scientifiques disponibles, allant du rapport 238 du KCE de 2015 (4) aux analyses très récentes menées par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) (5, 6) et le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC) (7).
En outre, aujourd’hui les adolescents (filles et garçons) sont vaccinés contre le papillomavirus humain dans le cadre de programmes de vaccination organisés par les entités fédérées. Les vaccins HPV sont, également, remboursés par l’INAMI en cas de vaccination de rattrapage chez les adolescents jusqu’à 19 ans.