ExpoComm & Envi-EHS - Etude de l’électrohypersensibilité sur la base d’un protocole d’exposition créé en collaboration avec des personnes déclarant souffrir d’électrohypersensibilité

Last updated on 14-12-2022 by Pierre Daubresse
Durée du projet :
novembre 23, 2017
-
septembre 30, 2022

En bref

Les personnes faisant état d’une électrohypersensibilité (EHS) décrivent des symptômes qu’elles attribuent à une exposition à des champs électromagnétiques. Sciensano coordonne actuellement une étude sur l’électrohypersensibilité reposant sur un protocole d’exposition co-créé avec des personnes EHS. Le système d’exposition a été conçu pour générer des champs de la gamme des radiofréquences et 50 Hz de formes et d’intensités comparables à ceux rencontrés dans la vie de tous les jours, particulièrement dans les centres urbains et les bureaux. La phase expérimentale était planifiée entre avril 2019 et août 2020. Grâce au soutien du Service public wallon de l’Agriculture, des Ressources naturelles et de l’Environnement (Envi-EHS coordonné par l’ISSeP-Liège), la période de test est prolongée jusqu’en mars 2022.

Les résultats des projets ExpoComm et Envi-EHS seront communiqués en automne 2022.

 

Description du projet

Selon l’OMS (2007) et l’Agence française de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses, 2018), l’EHS est une hypersensibilité auto-déclarée aux champs électromagnétiques (CEM) à laquelle sont attribuées des symptômes fonctionnels non spécifiques. Or, jusqu’à présent, il n’existe aucune preuve de l’existence d’un mécanisme biologique ou physiologique qui pourrait expliquer l’apparition de ces symptômes. De plus, des tests de provocation en double aveugle n’ont pas permis, à ce jour, de démontrer de lien de cause à effet entre une exposition aux CEM et les symptômes. Dans cette optique, un effet nocebo pourrait jouer un rôle. L’effet nocebo signifie qu’une anticipation consciente ou inconsciente des conséquences négatives d’une exposition pourrait provoquer des réactions, plutôt que l’exposition elle-même.

L’hypothèse de la réponse nocebo soulève la question de la pertinence de nouvelles études de provocation. L’Anses (2018) a récemment réaffirmé son intérêt, tout en recommandant cependant de prendre en considération les limites méthodologiques des études antérieures. Par ailleurs, même si les personnes souffrant d’EHS sont peu disposées à être exposées à des CEM, beaucoup pensent que les tests de provocation en double aveugle sont nécessaires et pourraient les aider à prouver leurs attributions. Dans nos efforts pour développer un protocole innovateur tenant compte des besoins spécifiques  et des caractéristiques des personnes HSE, nous avons mené une réflexion collective avec des volontaires EHS. Le défi consistait à concevoir un protocole expérimental qui pourrait provoquer l’apparition des symptômes, tout en étant acceptable pour les participants EHS et la communauté scientifique.

Le protocole d’exposition co-conçu aura pour but d’évaluer le lien éventuel entre une exposition aux CEM et l’apparition de symptômes, tout en minimisant la possibilité que des réponses nocebo dissimulent l’apparition d’éventuelles réactions physiologiques à l’exposition aux CEM.

Afin d’utiliser des conditions d’exposition aussi proches que possible de la réalité, le projet utilise des sources réelles : antennes de téléphonie mobile, point d’accès WLAN, borne DECT et boucles de courant 50 Hz. Toutes ces sources sont activées en même temps afin de reproduire un environnement réel.

Références :

Résultats

Vous pouvez consultez le résumé des résultats de l’étude en :

Chercheurs de projet de Sciensano

Les services qui travaillent sur ce projet

Partenaires

Prof. C. Geuzaine (ExpoComm)
V. Beauvois (ExpoComm)
Dr. Maël Dieudonné (ExpoComm)
Dr. Jimmy Bordarie (ExpoComm)
W. Pirard (ExpoComm)
B. Vatovez (ExpoComm & Envi-EHS)

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